Bouturage

Le bouturage

 

 

 

1. Introduction :
 
Il existe plusieurs manières de multiplier de végétaux. Bien sur la reproduction sexuée est la plus fréquente, mais elle apporte les inévitables variants que l’hérédité et la sélection naturelle régissent.
A contrario, les différentes méthodes de multiplication végétative produisent des clones qui sont, a très peu près, des répliques de la plante mère.
On peut regrouper en cinq grandes familles les multiplications végétatives :
§ bouturage
§ division
§ marcottages
§ greffage
§ micropropagation (culture in-vitro)

Nous laisserons de coté les deux dernières méthodes pour se pencher plus avant sur les premières.
 
2. Un peu d’histologie
 
Pratiquement tout être vivant est constitué de cellules qui comportent, dans leurs noyaux, la totalité du capital génétique.
L’objet de la bouture sera d’obtenir l’expression de la totalité des potentialités du génome à partir de cellules différenciées.
En effet quand une plante se développe, ses tissus se spécialisent ; mais, à la différence des animaux supérieurs, les végétaux supérieurs possèdent toujours des endroits particuliers capables de produire, même à l’age adulte, des tissus ou des organes : ce sont les méristèmes.
Il nous faudra donc, pendant de processus de bouturage, faire se multiplier des cellules spécialisés comme celles des tiges ou des racines, tout en les faisant régresser vers leurs capacité à former un cal puis un (ou des) méristème(s).
 
3. Les boutures
 
3.1 Définition :
 

Le bouturage c'est séparer un morceau de végétal de son pied mère, le garder vivant tout en lui permettant de régénérer les organes manquants afin de créer une nouvelle plante complète et génétiquement identique.
Quelques liens utiles :
www2.ville.montreal.qc.ca/jardin/info_verte/multiplication/bouturag_tech.htm


www.maison-facile.com/021article_rubrique.asp?num=589

 

3.2 Les techniques
 
Les techniques de bouturage diffèrent selon que l'on souhaite reproduire une plante ligneuse ou herbacée, que l'on dispose d'une feuille d'un rameau ou d'une racine, que la plante est indigène ou exotique, que l'on utilise ou non des aides chimiques.
Sans être exhaustif, abordons quelques exemples :
 
3.2.1 bouturage de tête (herbacé ou ligneux)
 
Le principe du bouturage de tête est très simple :
§ On prélève une branche sans fleurs.
§ On la coupe en biseau, quelques millimètres sous un nœud (insertion de feuilles)
§ On élimine les feuilles, sauf 2 ou 3 au bout. Pour limiter l'évaporation on peut diminuer la surface de feuilles (on coupe jusqu'à 1/3 pour les feuilles les plus larges)
 

§ La bouture est prête. On peut (ou non) la tremper dans des hormones de bouturage. Attention, pas d'abus, trop d'hormones bloque toute croissance des tissus
§ On enfonce la bouture dans un sol humide (mais pas totalement détrempé) de façon à ce que les nœuds inférieurs soient au moins à 1cm dans le sol
§ Le tout doit se trouver dans une atmosphère saturée. Pour cela le plus simple est d'enfermer le pot dans un sac plastique transparent
L'enracinement prend en général 4 à 7 semaines à 25°C, mais parfois jusqu'à 6 mois… Il est donc clair qu'il est important de s'assurer que la bouture reste vivante le plus longtemps possible sans se dessécher et sans épuiser ses réserves.
La bouture doit être faite avec un outil propre et bien tranchant, par exemple un cutter désinfecté à l'alcool.
Le substrat doit être fin pour que la bouture soit bien en contact, mais aussi léger et aéré. On utilise souvent un mélange de sable fin et de tourbe tamisée (50/50).
Dans certains cas on utilisera des tronçons de tige sans feuilles. N'oubliez pas de bien marquer le haut et le bas, une bouture plantée à l'envers est vouée à l'échec dans 98% des cas !
Le bouturage de tiges concerne la grande majorité des plantes vertes habituelles.

 
3.2.2 bouturage de feuilles
 
 
Certaines plantes peuvent être bouturées à partir d'une seule feuille. En général c'est sur le pétiole ou à la base de la feuille qu'apparaîtront racines et nouvelles pousses. Globalement le principe est le même que pour le bouturage de tiges : on enfonce la feuille dans le substrat humide, et on attend :-)
En pratique, la méthode et le résultat varient selon les espèces.
Dans le cas des Sansievieria ou des Streptocarpus à grandes feuilles, par exemple, on utilise des tronçons de feuilles de 5cm environ..
 
Pour les Begonia à grandes feuilles, on pratique des incisions le long des nervures principales (toute la feuille doit bien rester au contact du sol)
Peperomia caperata ne forme qu'une plante file par feuille à la base du limbe, alors que Saintpaulia forme plutôt ses plantules à la base du pétiole.
Pour les Crassulacées (Sedum, Crassula, Adromischus, Aeonium, etc.), il faut laisser sécher un peu la feuille avant de la bouturer (on enfonce la base de la feuille de 5mm environ dans lun sol légèrement humide)
Les Kalanchoe de la section Bryophyllum sont encore plus expéditifs : ils forment directement des plantules sur les feuilles adultes, de même que certaines fougères (Asplenium bulbiferum, etc.)
Pour la Dionée, il faut enlever les pièges, et c'est à la base du pétiole qu'apparaîtront les plantules.
 
3.2.3 bouturage de racines / de rhizomes
 
 
Ces deux organes sont complètement différents (un rhizome est une tige et non une racine), mais la méthode est globalement similaire. Attention, là encore il est très important de bien se souvenir où se trouve la base et où se trouve la pointe…
 
La grosse différence c'est qu'un rhizome est généralement un organe horizontal, et une racine un organe vertical (ou presque).
3.2.4 bouturage d'écailles (bulbes)
Ca c'est facile, c'est exactement comme une bouture de feuille de Crassulacée, sauf qu'on enfonce un peu plus l'écaille (1/2 de la hauteur environ). Cette méthode marche avec les bulbes écailleux, comme les lys, beaucoup moins bien avec les bulbes tuniqués (oignon). En gros, on peut considérer une bulbe écailleux comme une rosette très serrée (un peu comme un Haworthia, un Sempervivum ou certaines Saxifraga).
 
4. Les divisions de souches
 
4.1. Les divisions de touffes
 
4.1.1. Touffes rampantes
 
4.1.2. Touffes traçantes
 
4.2. Les divisions de plantes à bulbe
 
4.3. Les éclats de racine
 
5. Les marcottages
 
5.1. Le marcottage
 

il consiste à incliner un rameau, une branche jusqu'au sol où on l'enterre après avoir retiré les feuilles de la partie enterrée en la recouvrant avec le substrat et en l'immobilisant, par exemple avec un galet ou un élément de décor.
En extérieur, cette technique s'utilise souvent en été et c'est en Novembre que l'on coupe le rameau (sevrage) pour le replanter en terre. Si les rameaux sont longs on peut faire plusieurs marcottes sur un seul rameau. Cela marche très bien avec des plantes comme le scindapsus ou le syngonium.
NB: cela permet de "dresser" une plante à croissance rapide comme le pothos pour l'obliger à aller où l'on veut et éviter de voir le terrarium envahi au détriment des autres plantes.

 
5.2. Le marcottage aérien
sur une tige rigide on découpe une fine lanière d'écorce sur quelques cm que l'on saupoudre d'hormone de bouturage. On entoure ensuite la "marcotte" de mousse humide et on recouvre le tout d'un plastique bien fermé. Le marcottage aérien s'effectue principalement au printemps ou en été et c'est après plusieurs mois que l'on peut couper sous la marcotte et mettre en pot dans un mélange terreau/sable.
NB: jamais tenté pour l'instant, d'où l'absence de plantes en exemple.
Fiche réalisée par Pascual.

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